Ce mardi, le concours national organisé par la société japonaise spécialisée en robots industriels s’est ouvert avec une nouveauté : une épreuve dédiée à l’intégration de la commande numérique.

L’innovation… encore et toujours. Pour la cinquième édition de son concours national de robotique, la société FANUC a choisi d’aller de l’avant. Ce mardi, à Lisses, la compétition s’est ouverte avec une nouvelle épreuve consacrée à « l’intégration de la commande numérique », une étape incontournable dédiée au paramétrage des machines.

Avant d’accueillir ce mercredi et ce jeudi les vingt établissements finalistes du concours de robotique, l’entreprise japonaise a enrichi ses Olympiades avec une nouvelle épreuve. « Pour un fonctionnement optimal chez nos clients, les machines doivent être paramétrées en fonction de leurs besoins », indique Florence Bertaux, directrice générale adjointe de Fanuc France. « Exactement comme pour la robotique, les sociétés sont à la recherche de personnes capables d’assurer ce paramétrage. Pour 95 % d’entre eux, ces jeunes sont assurés de décrocher un emploi à la fin de leurs études. »

«C’est un plus pour notre CV »

Sur le site, six établissements, dont deux Essonniens — le lycée Geoffroy-Saint-Hilaire d’Etampes et le centre de formation de la Faculté des métiers de l’Essonne à Bondoufle — se disputent le titre. « Grâce à ce concours, nous avons pu apprendre les bases de l’intégration de la commande numérique, explique l’équipe de la Faculté des métiers. Ce que nous faisons là n’est pas au programme, c’est un plus pour notre CV. »

En retrait, le directeur du CFA veille sur ses poulains : « Tous ces métiers sont porteurs d’avenir, il y a énormément de débouchés, souligne Alain Bao. Notre établissement participe déjà à de nombreux concours comme celui de la meilleure baguette, par exemple. Mais concernant les métiers de l’industrie, c’est une première. Il faut dire que cela colle plutôt bien avec notre projet de création d’usine du futur au sein de l’établissement. »

Un véritable vivier pour les entreprises

Ce mercredi et jeudi, la commande numérique laissera place à la robotique. « Les équipes auront des défis à réaliser, reprend la directrice générale adjointe de Fanuc France. Je ne peux pas dévoiler le contenu des épreuves, mais les années précédentes, les candidats ont dû faire dessiner les robots ou encore leur faire effectuer un swing de golf parfait pour que la balle tombe pile dans le trou. »

Au-delà de la prouesse technologique, les Olympiades Fanuc sont un véritable vivier pour les entreprises. « Lorsque j’ai fini ma licence en robotique, j’ai mis ma participation à ce concours en avant, rapporte Romain, qui avait terminé sur la 2e place du podium lors de la première édition. Avec ce concours, nous bénéficions du sérieux de l’image l’entreprise. » Après avoir immédiatement trouvé du travail à l’issue des Olympiades, Romain est finalement revenu vers la société qui l’a révélé en signant un contrat en septembre dernier.

« Ce concours m’a permis de décrocher un emploi »

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En 2017, Killyann Pape a fait partie de l’équipe qui a remporté les Olympiades Fanuc. LP/F.G.

Killyann n’a que 25 ans mais son avenir professionnel est déjà tout tracé. Membre de l’équipe qui a remporté les Olympiades Fanuc l’an dernier, le jeune homme a très vite été courtisé pour son bagage professionnel.

« A l’époque, j’étais en apprentissage au Technocentre Renault, se souvient-il. Mais dès la fin de la compétition, Renault et Fanuc m’ont fait des propositions d’embauche. » Un an plus tard, Killyann porte les couleurs de l’entreprise Fanuc. « Je suis formateur pour les nouveaux clients, indique-t-il en marge du concours. Maintenance, programmation, sécurité, les nouveaux clients doivent tout maîtriser pour que les machines répondent pleinement à leurs besoins. »

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